Motion de félicitations

La firme Pesca environnement, dont le siège social est à Carleton-sur-Mer, fête son 35e anniversaire de fondation. Cette entreprise, qui compte maintenant 80 employé·e·s, offre différents services conseils en environnement.

Les membres du conseil municipal de la Ville souhaitent féliciter la propriétaire, Mme Marjolaine Castonguay, et l’ensemble de l’équipe pour l’excellence de leur travail pendant toutes ces années.

L’équipe verte invite les citoyen·ne·s engagé·e·s et préoccupé·e·s par les enjeux écologiques souhaitant agir pour améliorer la qualité de vie de la communauté et protéger l’environnement à se joindre à elle. Ce groupe se réunit chaque mois, avec un employé municipal et un élu, afin de faire avancer les dossiers écologiques et élaborer la mise en place d’actions dans son milieu.

Prochaine rencontre : 20 avril à 19 h 30 à l’hôtel de ville.

Pour plus d’informations : comitevertcarleton@gmail.com

La Ville offre aux gens de Carleton-sur-Mer des articles qui facilitent l’adoption de pratiques écoresponsables. Les quantités sont limitées. Il y a donc une limite d’un produit de chaque type par résidence. Ces produits sont disponibles à l’hôtel de ville.

Réservation : 418 364-7073, poste 221 ou taxation@carletonsurmer.com.

Trousse d’économie d’eau potable

Coût : gratuit.

 

Une façon simple de réduire l’utilisation de l’eau potable à la maison est d’installer des dispositifs qui réduisent le débit d’eau sur les robinets et les pommes de douche.

Bac récupérateur d’eau de pluie

Coût : 60 $ plus taxes.

Un autre moyen d’économiser l’eau potable est de se munir d’un bac récupérateur d’eau de pluie pour l’arrosage des fleurs et des jardins plutôt que d’utiliser l’eau potable de l’aqueduc municipal.

Bac à compost

Coût : 50 $ plus taxes.

Pour limiter votre impact environnemental, vous pouvez aussi vous procurer un bac à compost domestique. En plus, de réduire la quantité de matière organique au site d’enfouissement, vous pourrez bénéficier d’un engrais pour vos plantes et votre jardin.

Le 6 septembre dernier, les élèves de deuxième année en Sciences de la nature du Cégep de la Gaspésie et des Îles, campus de Carleton-sur-Mer, ont participé à la collecte annuelle de données scientifiques sur la rivière Stewart. Ils ont échantillonné des macro-invertébrés benthiques. Les données recueillies peuvent servir aux décideurs locaux et régionaux. Elles sont disponibles en ligne dans une carte interactive.

La rivière Stewart est suivie depuis 2022, selon le protocole J’adopte un cours d’eau. Les élèves ont prélevé des macro-invertébrés benthiques, mesuré la physicochimie de l’eau et décrit le site sommairement. Les macro-invertébrés sont par la suite identifiés au laboratoire du campus. L’indice de santé biologique est obtenu en fonction du pourcentage des anomalies de type DELT (déformation, érosion, lésion et tumeur).

Indice de santé biologique   Bon
19,1-30
(ISB
ADO)
Précaire
19-10,1
(ISB
ADO)
Mauvais
<= 10
(ISB
ADO)
2024 12,00
2023 18,00
2022 18,00

Encore en 2024, les communautés de macro-invertébrés de la rivière Stewart indiquent un état de santé précaire au site d’échantillonnage. L’état précaire serait lié à la qualité de l’habitat (sédimentation et érosion) ainsi qu’aux conditions météorologiques (chaleur et niveau d’eau bas).

La rivière Stewart est étudiée afin de mesurer l’impact des installations en amont de la station d’échantillonnage (maisons, chalets, base de plein air) et l’impact des changements climatiques sur la qualité du cours d’eau. Le suivi annuel de ce cours d’eau permet d’observer la dégradation, le maintien ou l’amélioration de la qualité de cet écosystème.

Un macro-invertébré benthique est un organisme visible à l’œil nu (macro), sans colonne vertébrale (invertébré) et qui se trouve au fond des lacs et des cours d’eau (benthique). Il s’agit par exemple de larves d’insectes, de mollusques, de crustacés ou de vers. Ils représentent un maillon de la chaîne alimentaire et participent à la décomposition de la matière organique.

Un bio-indicateur est un organisme vivant dont la présence ou l’état renseignent sur certaines caractéristiques écologiques du milieu étudié. Les macro-invertébrés benthiques constituent donc des bio-indicateurs de l’état de santé global du milieu aquatique.

Janik Cormier est l’enseignante responsable du groupe dans le cours, Écologie et évolution. Catherine Dutil, biologiste et chargée de projets au Conseil de l’Eau Gaspésie Sud, est coordonnatrice régionale du programme, J’adopte un cours d’eau.

Le conseil municipal a adopté l’étude, Caractérisation des paysages patrimoniaux de Carleton-sur-Mer, le 9 septembre dernier et ce document a été présenté lors des Journées de la culture, au Quai des arts. L’administration municipale avait confié la réalisation de cette étude à la firme Marie-Josée Deschênes, architecte. Peu de Villes québécoises se sont dotées de telle caractérisation.

Le territoire local y est découpé en secteurs, où le paysage est identifié et caractérisé. Le consultant propose également un diagnostic et des recommandations pour chacun des secteurs. Il s’agit d’une première étape pour guider la Ville afin de protéger les paysages et de les mettre en valeur. Un plan d’action devrait suivre en 2025.

Le Québec est l’un des plus grands consommateurs d’eau potable au Canada et dans le monde. Une utilisation excessive de cette précieuse ressource peut entraîner des répercussions sur l’état des infrastructures ainsi que sur la quantité d’eau disponible en amont de votre robinet. Les gestes quotidiens liés à un usage excessif de l’eau génèrent une cascade d’impacts!

Même s’il y a une perception d’abondance et de gratuité de l’eau, la réalité est tout autre et la gestion de l’eau potable est complexe. Produire l’eau potable et traiter les eaux usées engendrent des coûts importants pour les municipalités, et donc pour la population.

Au total, selon les dernières données disponibles, le coût unitaire des services d’eau équivaut à 3,67 $/m3. Cela signifie que le traitement de l’eau coûte en moyenne 690 $ par personne, chaque année au Québec.

Renverser la tendance

Vous vous demandez quels gestes poser pour devenir aquaresponsables, ou de quelle façon avoir un impact positif pour les futures générations dans votre communauté?

C’est simple! Voici des astuces pour économiser l’eau potable à la maison, que ce soit à l’intérieur ou à l’extérieur :

  • arroser son jardin naturellement;
  • remplir sa piscine le soir;
  • laver sa voiture avec moins d’eau.

 

Articles écoresponsables

La Ville fournit aux résidents des trousses gratuites d’économie d’eau. Elles comprennent une pomme de douche fixe avec un sablier de douche (durée de 5 minutes) et deux aérateurs de robinet Ecofitt (salle de bain et cuisine). Pour les besoins extérieurs, des barils récupérateurs d’eau de pluie sont vendus (40 $ + taxes).

L’équipe verte invite ses concitoyens à éviter de laisser tourner le moteur d’un véhicule immobile. Ce comportement apporte son lot d’inconvénients pour la santé, l’environnement, le gaspillage de carburant et même pour le bon usage du véhicule.

Techniquement, il suffit de 30 secondes pour permettre à l’huile de lubrifier adéquatement le moteur. En hiver, faire tourner le moteur pendant deux ou trois minutes, le temps de déglacer les vitres, est suffisant après un démarrage à froid. Les composantes mécaniques comme la suspension et la transmission se réchauffent mieux quand le véhicule roule.

Pour chaque litre d’essence consommé, un véhicule automobile moyen produit environ 2,3 kg de dioxyde de carbone, le principal gaz à effet de serre qui contribue aux changements climatiques. De plus, la marche des moteurs au ralenti est une source de pollution atmosphérique, ce qui nuit à la qualité de l’air que nous respirons et à notre santé.

Astuces pratiques

  • En hiver, s’habiller chaudement et déneiger le véhicule avant de le démarrer au lieu de laisser tourner le moteur pour réchauffer l’habitacle.
  • En été, pour refroidir le véhicule, ouvrir toutes les fenêtres quelques minutes avant de partir pour laisser la chaleur sortir.
  • Lors des courses rapides au dépanneur, à la garderie ou à l’école, éteindre le moteur.
  • Opter pour le transport actif. En plus, d’être bon pour l’environnement, c’est bon pour la santé!

L’équipe verte de Carleton-sur-Mer

En séance publique le 12 février 2024, le conseil municipal de Carleton-sur-Mer a adopté un plan de réduction des gaz à effet de serre (GES) pour orienter ses actions jusqu’en 2030. Avec ce plan, la Ville se donne comme objectif de réduire de 60 % les émissions de GES de ses activités par rapport aux émissions inventoriées en 2019.

Cette démarche a été réalisée avec la collaboration du Conseil régional de l’environnement de la Gaspésie. Elle découle de la volonté de la Ville d’assumer sa responsabilité en termes de lutte et d’adaptation aux changements climatiques. En effet, depuis quelques années, la Ville intensifie ses démarches pour structurer son action climatique, notamment avec une Stratégie d’adaptation aux changements climatiques adoptée à l’été 2023. « Avec des actions pensées pour atténuer notre empreinte sur l’environnement, témoigne le maire Mathieu Lapointe, nous souhaitons inspirer et accompagner nos concitoyens et nos partenaires municipaux vers une transition écologique majeure. »

Inventaire de référence basé sur l’activité municipale

Comme point de référence, les émissions de GES générées par les activités de la Ville (volet corporatif) ont été estimées pour l’année 2019.  L’émission de GES de la Ville est estimée à 426,94 t éq. CO2 (tonne d’équivalent dioxyde de carbone) en 2019 et proviendrait à 63 % de la gestion des matières résiduelles, à 20 % des bâtiments et à 16 % du transport (figure 1).

Les émissions de GES ont aussi été évaluées par sources d’énergie. Le propane (42 %, le diesel (26 %) et l’essence (10 %) constituent les principales sources énergétiques d’émissions de GES de l’activité municipale (figure 2).

Plan d’action adapté

Selon les résultats de l’inventaire et les commentaires de l’équipe municipale, le plan concentre les actions sur les secteurs névralgiques tout en respectant les ressources municipales disponibles. Il se concentre donc sur les activités et les secteurs qui génèrent le plus d’émissions de GES : matières résiduelles, bâtiments, transports, eaux et égouts. De plus, le plan préconise d’intégrer les principes du développement durable dans la gouvernance municipale et de compenser les émissions de gaz à effet de serre.

Si l’adaptation peut améliorer la résilience des communautés, la réduction des émissions de GES est plutôt une mesure d’atténuation. Ces deux pistes d’action complémentaires sont à la portée de la municipalité.

Ville côtière touristique, pôle culturel et Ville étudiante, Carleton-sur-Mer se dote d’un plan de réduction des GES dans le sillage de sa Stratégie d’adaptation aux changements climatiques.

La rivière Stewart est suivie depuis 2022 dans le cadre du programme J’adopte un cours d’eau et le sera pour les prochaines années grâce à la participation financière de la Ville de Carleton-sur-Mer. Les étudiantes et étudiants en Sciences de la Nature du CGI, campus Carleton-sur-Mer, participent activement à ce projet. En effet, ils prélèvent des macroinvertébrés benthiques, prennent des mesures de la physicochimie de l’eau et effectuent une description générale du site. Ils procèdent aussi à l’identification des macroinvertébrés au laboratoire du Cégep. En 2022 et 2023, les communautés de macroinvertébrés de la rivière Stewart indiquaient un état de santé « précaire » au site d’échantillonnage. L’état précaire serait lié à la qualité de l’habitat (sédimentation, érosion).

Les données recueillies sont disponibles en ligne dans une carte interactive et peuvent aussi servir à la prise de décisions environnementales au sein des municipalités et MRC. Dans le contexte actuel de crise climatique, il est important de développer et de mettre en action des mesures concrètes afin de documenter de près l’évolution des changements climatiques et de pouvoir s’y adapter. Les petits cours d’eau risquent d’être affectés davantage par les changements climatiques, d’où l’importance de les étudier.

 

En juin dernier, le conseil municipal a adopté une Stratégie d’adaptation aux changements climatiques avec un plan d’action. Cet outil de gestion répond aux besoins spécifiques de notre région côtière et identifie des actions adaptées à nos réalités locales.

La stratégie repose sur quatre axes d’intervention :

1) la gouvernance participative;
2) l’aménagement du territoire;
3) la protection et la valorisation des milieux naturels;
4) le développement communautaire.

Ce document a été élaboré sur la base de consultations publiques et sur les connaissances scientifiques actuelles, afin d’améliorer la gestion des zones côtières et l’adaptation aux changements climatiques. Le plan d’action repose sur la collaboration entre toutes les parties prenantes et identifie 64 actions concrètes.

Depuis l’adoption de la stratégie, différentes actions ont été réalisées, par exemple :

  • Lancement de la stratégie qui a rassemblé une trentaine de personnes autour d’une présentation publique le 20 juin 2023, où elles ont aussi pu communiquer leurs idées.
  • Publication de la chronique Empreinte écologique dans le bulletin municipal de Carleton-sur-Mer, informant et sensibilisant la population sur les enjeux en lien avec les changements climatiques.
  • Création de la page Web Développement durable, sur carletonsurmer.com, qui inclut toutes les chroniques et plus encore!
  • Organisation d’activités de sensibilisation sur le terrain offertes aux citoyens concernant les milieux humides et les espèces de plantes exotiques envahissantes (EEE).
  • Inventaire des EEE réalisé sur les terrains municipaux et formation de certains membres de l’équipe municipale pour le contrôle de ces dernières.
  • Campagne d’échantillonnage réalisée à l’été pour vérifier la qualité de l’eau dans les barachois de Carleton et de Saint-Omer.
  • Publication des rapports sur l’inventaire des EEE et l’analyse d’eau sur la page Web Développement durable.

Le 13 juin 2023, des participants ont effectué une activité de contrôle du panais sauvage sous la supervision de Sarah Auger. La présentation portait aussi sur la reconnaissance de la renouée du Japon et du roseau commun.

Toutes ses actions n’auraient pu se concrétiser sans la participation de Sarah Auger qui a été mandatée comme chargée de projet en environnement. Ce n’est qu’un début! D’autres actions sont en cours et à venir pour mener à bien ce grand et ambitieux chantier afin de nous adapter aux changements climatiques.

Le document est aussi disponible à l’hôtel de ville.