Les aliments saisonniers produits à proximité sont nutritifs. Manger local aide aussi à lutter et à s’adapter aux changements climatiques. Une distance courte entre le lieu de production et la table contribue à diminuer les gaz à effet de serre en lien avec le transport et la transformation. Dans différentes régions agricoles du monde, les changements climatiques risquent de causer des sècheresses, des épidémies et des événements météo extrêmes. Soutenir les initiatives locales qui contribuent à l’autonomie alimentaire et à l’économie d’ici est donc valable.

Comment s’approvisionner

Différentes options permettent de se nourrir localement à l’année, grâce à une offre variée chez les producteurs et commerçants. Produire soi-même ses fruits, légumes, œufs et viandes est aussi une solution. En effet, planter des fruitiers et aménager un potager ou des bacs de jardinage sur sa propriété permet de récolter ses propres aliments. En adoptant les bonnes pratiques, on peut aussi élever de petits animaux de ferme, comme les poules et les lapins. Si la superficie du terrain est plus grande que 2500 m2, l’un de ces animaux : cheval, vache, lama, chèvre ou mouton, pourrait même être gardé. L’idéal est de consulter le service d’urbanisme pour connaître les normes s’appliquant aux fermettes résidentielles.

Ressources communautaires

  • Grainothèque, bibliothèque Gabrielle-Bernard-Dubé : échange de graines de fleurs, de fruits et de légumes. bibliotheque@carletonsurmer.com 418 364-7103.
  • Jardin communautaire Aux mille pousses : 46 parcelles à 20 $/saison, un poulailler, 13 arbres fruitiers, une framboisière, 6 bacs de culture, 2 cabanons et une toilette. jardincommunautaire.carleton@gmail.com.
  • Source alimentaire Bonavignon : jardin et cuisine collective. 418 759-8000, sourcealimentaire@gmail.com.
  • Service d’accompagnement jardin de la MRC Avignon : formations et accompagnement personnalisé.
    418 361-4487, david.lord@mrcavignon.com.
  • Forêt nourricière de Carleton-sur-Mer : en développement avec 300 espèces de plantes, dont certaines pourront être transplantées chez soi. 418 364-7073 p. 225 urbanisme@caletonsurmer.com.

Accès à l’eau potable

Au Québec, l’eau est abondante mais largement gaspillée. Pourtant, l’eau potable a un coût et est nécessaire pour vivre en bonne santé. C’est pourquoi les Villes investissent temps et argent pour assainir l’eau et traiter les eaux usées. Selon les prévisions climatiques, les hivers seront moins neigeux et il y aura des épisodes de pluies plus violents. Les réserves d’eau souterraine et de surface s’en trouveront forcément affectées. Certaines municipalités du Québec manquent déjà d’eau potable. À Carleton-sur-Mer, une personne consomme en moyenne 437 l/j (2019-2020). Dans certains pays européens, cette moyenne est plutôt de 150 l/j.

Diminuer sa consommation

La Stratégie québécoise d’économie d’eau potable vise l’atteinte de cibles d’ici 2025, voire leur dépassement. Certains objectifs s’adressent aux citoyens. Un guide pratique du ministère des Affaires municipales et de l’Habitation expose des trucs et astuces pour consommer moins d’eau à la maison. La clé du succès, c’est l’adoption graduelle de ces changements. En bonus, les efforts consentis permettront d’économiser en réduisant le coût du chauffage de l’eau domestique.

Contribution municipale

La Ville fournit aux résidents des trousses gratuites d’économie d’eau. Elles comprennent une pomme de douche fixe avec un sablier de douche (durée de 5 minutes) et deux aérateurs de robinet Ecofitt (salle de bain et cuisine). Pour les besoins extérieurs, des barils récupérateurs d’eau de pluie sont vendus (40 $ + taxes).

Alimentation par un puits

Lorsque la résidence est alimentée par un puits, il est recommandé de faire analyser l’eau périodiquement. Consultez le site https://moneaumonpuits.ca/ pour voir d’autres informations utiles à ce sujet.

Nuisance

  • S’étend rapidement.
  • Forme des colonies denses.
  • Nuit à la croissance des autres espèces végétales.
  • Modifie la structure du sol, l’hydrologie ainsi que la diversité végétale et animale, dans les territoires envahis.
  • La litière produite comble rapidement les fossés de drainage.

Lieu de rencontre

  • milieux ouverts et perturbés
  • fossés de routes et de champs
  • marais et prairies humides
  • bandes riveraines

Description de la plante

  • Colonies : massifs denses mesurant de 1,5 à 2,5 m de hauteur (parfois jusqu’à 5 m)
  • Tiges : rigides, rugueuses, gris vert, jaune pâle ou beiges, dressées pendant l’hiver
  • Feuilles : planes, vertes à gris vert, larges (1 à 5 cm), à bout effilé
  • Fleurs : dorées à pourpres, plumeau touffu et volumineux de 15 à 35 cm, persistent tout l’hiver
  • Graines : matures en septembre ou octobre, recouvertes de poils soyeux
  • Racines et rhizomes : très faciles à propager, moins de 1 m de profondeur
  • Stolons: tiges rampantes au sol, plusieurs mètres de long, favorisent l’expansion des colonies

Mode de propagation

Les graines peuvent germer sur des sols nus. La colonie s’étend ensuite grâce aux stolons et rhizomes.

Contrôle

  • Prévenir l’introduction reste le meilleur moyen de lutter.
  • Conserver intactes les espèces indigènes comme les quenouilles.
  • Éviter de laisser les sols à nu (fossés de drainage, remblais).
  • Apprendre à reconnaître le roseau commun. Évitez de le planter, multiplier ou transporter.
  • Signaler sa présence à l’aide de l’outil Sentinelle.
  • Intervenir le plus tôt possible, dès l’apparition de la plante.
  • La fauche seule n’est pas recommandée. Elle favorise la densification de la colonie.
    • A) Faucher, ramasser les résidus, couvrir le site avec une bâche résistante pendant plusieurs mois, surveiller et enlever les repousses, retirer la bâche; ou
    • B) Extraire la plante en entier, tige, stolon, rhizomes et racines. Répéter l’opération autant de fois que nécessaire.
  • Sur un sol mis à nu ou lors du retrait de la bâche, ensemencer ou planter des espèces végétales compétitives et natives qui recouvriront rapidement le sol et feront de l’ombrage.
  • Pas de compostage, ni de dépôt dans la nature. Tous les résidus de la plante (tiges, racines, terre, feuille) sont jetés aux ordures.
  • Nettoyer tout équipement qui a été en contact avec la plante et la terre à proximité.

Photos : MELCC

Sarah Auger, chargée de projet en environnement

Trucs de base

La rénovation durable est un bon moyen pour contenir les changements climatiques.  Planifier ses rénovations dans un esprit écoresponsable apporte des bénéfices tant environnementaux qu’économiques.

Tous les travaux à une propriété requièrent d’abord un permis de la Ville. Ensuite, on peut réduire, réutiliser et recycler à chaque étape de réalisation, par exemple :

  • calculer le mieux possible pour éviter les surplus de matériaux;
  • exploiter les matériaux d’origine (planchers, moulures);
  • acheter des articles usagés, comme un évier ou des armoires;
  • réutiliser, vendre, donner ou recycler les matériaux issus de la démolition, comme les madriers, cadrages, tuyaux, etc.;
  • Disposer des déchets de construction aux endroits prévus à cette fin.

Matériaux écologiques

Pour remplacer les composantes désuètes ou énergivores, le mieux est de se tourner vers des produits durables et locaux :

  • bois en provenance de la région;
  • robinetterie à économie d’eau;
  • portes et fenêtres efficaces;
  • thermopompe ou géothermie;
  • toitures de végétaux, bois, métal ou matériaux composites;
  • peinture sans COV.

Ces matériaux perdurent, consomment moins d’énergie, produisent peu de gaz à effet de serre ou constituent un investissement dans la communauté.

Subventions et crédits d’impôt accessibles pour certains travaux

Programme Exemple de travaux Allocation maximale
Rénoclimat Isolation, étanchéité, thermopompe Variable
Subvention canadienne pour des maisons plus vertes, avec Rénoclimat Isolation, portes et fenêtres, thermopompe et systèmes d’énergie renouvelable 5 000$
RénoRégion Corriger des défectuosités majeures 25 000 $
Éconologis Visite d’un conseiller en efficacité énergétique, installation des thermostats électroniques Selon le revenu
Chauffez vert Remplacement d’un système de chauffage au mazout ou au propane par un système électrique 1 275 $
Crédit d’impôt : Mise aux normes d’installations d’assainissement des eaux usées résidentielles Travaux portant sur des installations d’assainissement des eaux usées à la résidence principale ou au chalet. 5 500 $
Crédit d’impôt fédéral : Maisons multigénérationnelles Ajout d’un logement visant à héberger une personne proche aînée ou vivant avec un handicap 7 500 $
Novoclimat Construction neuve : unifamiliale, bigénérationnelle ou avec logement attenant 4 000 $
Aide financière aux nouveaux logements, Ville de Carleton-sur-Mer Rénovation pour l’ajout d’un logement ou construction neuve 5 000 $

15 000 $

Information : 418-364-7073, p. 225, urbanisme@carletonsurmer.com

L’Agence canadienne d’inspection des aliments a confirmé la présence de l’agrile du frêne à Carleton-sur-Mer. Bien que cet insecte ne pose aucun risque pour la santé humaine, il s’agit d’un ravageur très destructeur pour les frênes.

Qu’est-ce que l’agrile du frêne ?

L’agrile est un coléoptère d’environ 1,2 cm introduit accidentellement d’Asie. Il attaque et tue toutes les espèces de frênes. Les adultes se caractérisent par une coloration vert métallique.

Que faire si vous avez un frêne sur votre propriété?

Garder l’œil ouvert! Portez attention aux symptômes associés à l’agrile du frêne :

  • Dépérissement de la cime (perte de feuilles marquée);
  • Apparition de pousses sur le tronc;
  • Galeries en forme de S sous l’écorce;
  • Changement au niveau de l’écorce : décoloration, apparition de stries ou de petits trous en forme de D.

Si vous constatez qu’un ou des frênes de votre propriété présentent ces symptômes, vous pouvez le signaler à L’Agence canadienne d’inspection des aliments, au 1 800 442-2342. Si vous devez élaguer ou abattre un frêne*, informez-vous également des mesures à prendre pour éviter d’augmenter la propagation de l’agrile du frêne sur le territoire.

https://inspection.canada.ca/protection-des-vegetaux/especes-envahissantes/insectes/agrile-du-frene/fra/1337273882117/1337273975030

*Un permis municipal est requis pour abattre un ou des arbres sur votre propriété.

Information : 418 364-7073 p. 225, urbanisme@carletonsurmer.com.

L’usage des robinets représente près de 20 % de la consommation d’eau de votre résidence, et une partie de cette eau est de l’eau chaude.

  • Fermez le robinet lorsque vous vous savonnez les mains, que vous vous brossez les dents ou que vous vous rasez.
  • Installez des aérateurs de robinets et réduisez de moitié votre consommation dans la salle de bain et du quart votre consommation dans la cuisine.

Saviez-vous qu’un robinet qui fuit à 60 gouttes par minute consomme plus de 700 litres par mois? Ceci équivaut à environ 15 douches de 5 minutes.

Vos robinets fuient?

Réparez-les et évitez le gaspillage.
Environ 40 % de l’eau consommée à votre résidence est de l’eau chaude. En économisant l’eau, vous consommez moins d’énergie et économisez de l’argent!
La trousse de produits économiseurs d’eau et d’énergie d’Hydro-Québec peut vous permettre d’économiser une centaine de dollars sur votre facture d’électricité et plus de 40 000 litres d’eau par année, pour un ménage de quatre personnes.
https://solutionsecofitt.hydroquebec.com/fr/trousse

L’usage des toilettes est la plus grande source de consommation d’eau de votre résidence. Bonne nouvelle! Les toilettes représentent aussi un excellent potentiel d’économie d’eau.

Remplacez votre toilette standard par une toilette certifiée WaterSense ou à faible débit. Un ménage de 4 personnes peut économiser plus de 60 000 litres par année avec ce petit geste.

Réparer une toilette qui fuit empêchera de gaspiller de gros volumes d’eau. Une toilette qui fuit consomme jusqu’à 550 litres d’eau potable par jour, ce qui peut doubler votre consommation d’eau journalière.

Faites le test pour calculer votre consommation d’eau potable : https://monempreintebleue.ca/

Votre toilette fuit-elle?

Certaines fuites font un bruit qui peut être perçu, mais d’autres sont silencieuses.

Pour déterminer si une toilette coule, versez deux ou trois gouttes de colorant alimentaire dans le réservoir. Si l’eau de la cuvette devient colorée après quelques minutes, c’est qu’il y a une fuite. La plupart du temps, une fuite peut être réparée à faible coût.

Quelques chiffres qui parlent gros

  • Débit d’une toilette standard : 13,25 L/chasse;
  • Débit d’une toilette à faible débit : 4,8 L/chasse;
  • On va aux toilettes environ 5 fois par jour;
  • Volume d’une piscine olympique : 2500 m³;
  • Notre calcul : (13,25 – 4,8) L/chasse x 5 chasses/jour x 365 jours x 8,3 M d’habitants) ≈ 127 996 375 m3/an;
  • 127 996 375 ÷ 2500 m³ ≈ 51 199 piscines olympiques.

Source : Ministère des Affaires municipales et de l’Habitation.

L’économie d’eau potable fait partie du chantier Empreinte environnementale de la planification stratégique municipale 2019-2024.