Pierre Lahoud clôt la saison des causeries avec des paysages gaspésiens photographiés en 1927 et de nos jours

Le photographe et historien Pierre Lahoud présente une causerie de son expérience sur les traces du photographe et aviateur Jacques de Lesseps. Rapprochant le passé et le présent, M. Lahoud clôt la saison des causeries à la pointe Tracadigash le 3 septembre prochain.

À l’époque, l’aviateur Jacques de Lesseps décrivait ainsi son survol de la Gaspésie : « Vous ne pouvez vous imaginer le magnifique et émouvant spectacle que l’on peut avoir dans les cieux de Gaspé. On aperçoit, à grande altitude, se déroulant au loin, les côtes gaspésiennes de la baie des Chaleurs aux nombreuses et profondes découpures et celles du nord plus abruptes et plus régulières. » À bord de l’avion de Gérard-R. Thériault, Pierre Lahoud a refait un tour aérien de la péninsule sur les traces de Jacques de Lesseps. Les 101 paysages photographiés en 1927 ont aussi conquis Lahoud, qui les a photographiées à son tour mais en couleur 90 ans plus tard.

« Avec la complicité de M. Thériault qui connaissait bien la région, j’ai survolé la péninsule durant de 2005 à 2010 pour réaliser ce projet », mentionne M. Lahoud. Le géographe Henri Dorion s’est joint à l’équipe pour interpréter l’évolution des paysages que la comparaison des photos révèle. Ce tour aérien de la péninsule sur les traces de Jacques de Lesseps est colligé dans le livre Paysages gaspésiens : De Lesseps 1927 – Lahoud 2017 paru aux Éditions GID en 2017.

L’Écomusée et la Ville de Carleton-sur-Mer clôturent donc la 19e saison estivale de causeries avec ce voyage historique du siècle dernier, à vol d’oiseau, le 3 septembre à 19 h à la pointe Tracadigash.

Historien et ardent défenseur du patrimoine et des paysages, Pierre Lahoud parcourt le territoire québécois depuis plus de 40 ans pour en inventorier les trésors cachés.

 

 

 

90 ans séparent les photos de Jacques de Lesseps et de Pierre Lahoud qui documentent les mêmes paysages gaspésiens.

 

 

 

 

Ajoutez votre feuille à Parcourons nos racines et faites partie de l’histoire!

L’an passé, Carleton-sur-Mer a inauguré le parc des Horizons, espace public constituant un legs qui souligne le 250e anniversaire de fondation en 2017. En ce lieu, nous retrouvons Parcourons nos racines, une installation d’art publique comprenant des compléments numériques.

L’art public 2.0

L’œuvre est constituée d’un damier au sol où sont gravés des racines, des dates, des événements et des symboles significatifs de l’histoire de la ville. Au cœur du damier se dresse un arbre aménagé avec des bancs pour s’asseoir.  Un accès Internet sans fil permet de se connecter à un arbre virtuel.

L’arbre virtuel est un prolongement numérique de l’arbre du parc des Horizons. Ses branches affichent des feuilles créées avec les données (nom et provenance) fournies par les utilisateurs du réseau sans fil, avec leur consentement. Vous êtes invités à ajouter la vôtre! Rendez-vous au parc des Horizons et accédez au réseau. Vous serez ensuite invité à créer votre feuille!

De beaux souvenirs de notre histoire

Les racines de l’arbre virtuel mènent à des photos, des anecdotes et à des parcours historiques. Ces beaux contenus visent à faire connaître des attraits marquants de l’histoire et du patrimoine de Carleton-sur-Mer. Ils relatent des traces du mode de vie de la communauté au fil du temps.

Passez-le mot et soyez nombreux à découvrir les secrets de parcouronsnosracines.ca!

Photo : Magali Deslauriers

 

Méritas à la bibliothèque Gabrielle-Bernard-Dubé

Le Réseau Biblio de la Gaspésie–Îles-de-la-Madeleine a remis un prix Méritas à la bibliothèque Gabrielle-Bernard-Dubé en reconnaissance de son récent projet d’amélioration locative. En effet, la Ville a aménagé dans ce lieu des postes informatiques, elle y a ajouté des tablettes numériques et l’espace a été repensé pour améliorer l’expérience des visiteurs.   Julie Poulin, responsable de la bibliothèque Gabrielle-Bernard-Dubé a reçu le prix au début juin lors du gala Reconnaissance du Réseau biblio GIM.

Parc La Grande-Envolée : Toponyme coup de cœur

Le parc La Grande-Envolée fait partie des toponymes coup de cœur de la Commission de Toponymie. Celle-ci en a désigné douze parmi les 1500 noms qu’elle a officialisés durant l’année précédente.

Selon Ginette Galarneau, présidente de la Commission, le nom parc La Grande-Envolée contribue à la richesse du vocabulaire géographique du Québec. Il a été choisi pour son originalité, sa relation pertinente avec le lieu qu’il désigne et sa capacité à inspirer des idées ainsi que des images fortes.

Le nom du parc avait été retenu à la suite d’un concours tenu dans les écoles primaires locales et lancé en 2017 par la Ville lors des célébrations entourant le 250e anniversaire de sa fondation. La Ville avait invité chaque classe des écoles Bourg et des Audomarois à soumettre deux noms pour chacun des parcs.

Le comité de toponymie municipal a par la suite choisi le nom à adopter parmi les propositions reçues.


Photo : Sarah Lacroix

Place publique inspirante

La Ville de Carleton-sur-Mer a inauguré le parc La Grande-Envolée le 23 juin 2018. Ce parc borde le magnifique barachois de Saint-Omer. Tout ornithologue avisé connaît ce barachois, désigné refuge d’oiseaux migrateurs par Environnement Canada. L’œuvre de Caroline Dugas et Magali Dal Cin, La bernache, qui est apposée sur le préau réfère à cette richesse naturelle. Des jeux pour enfants démontrent la place laissée aux enfants, à leur avenir, à leur envolée.

Projet littéraire d’écriture coopérative

La Ville de Carleton-sur-Mer et le Conseil des arts et des lettres du Québec sont partenaires afin de permettre la naissance de projets de création comme celui d’Ada et la sandale de mer. L’auteure France Cayouette a trouvé sur la grève une petite sandale orpheline qui a fait germer le début d’une histoire.  Ce projet rapprochera l’auteure de l’enfance pour écrire un premier livre jeunesse, dont la tonalité sera poétique. Le projet se réalise en effet avec les élèves de 3e, 4e et 5e année de l’école Bourg.

Ces enfants participeront à l’écriture en se penchant sur le déroulement de l’histoire. Les élèves pourront donc vivre un processus de création littéraire et explorer les thèmes de l’ouverture à l’autre, de la beauté et de la fantaisie. Ils seront aussi amenés à poser un regard poétique sur leur environnement, l’histoire se déroulant dans plusieurs sites évocateurs de Carleton-sur-Mer. L’auteure Christiane Duchesne accompagnera France Cayouette, qui effectuera des résidences de création à la bibliothèque Gabrielle-Bernard-Dubé. Le public peut suivre l’évolution du projet sur la page Facebook de France Cayouette et dans Le Hublot. Le tout sera clôturé en juin par la diffusion publique des créations littéraires et visuelles réalisées par les élèves ainsi que par la lecture vivante de la version de Mme Cayouette.

Pascal Alain, directeur loisirs, culture et vie communautaire