Quoi de plus commun qu’une plage recouverte de bois de mer en Gaspésie? Les branches et les troncs tombés par de forts vents, par le travail d’un castor, par une coupe forestière ou par une inondation voyagent de la forêt à la plage par les cours d’eau. Ce parcours accidenté peut durer quelques semaines, des mois, voire des années. Le bois se trouve lessivé et blanchi par son passage de l’eau douce à l’eau salée, puis dérive jusqu’à nos plages.

En se déposant dans le sable et les cailloux, à la limite des marées les plus hautes, ces débris forestiers captent les sédiments et le sable qui, autrement, s’échapperaient vers la mer avec les courants et le vent.

L’armure de protection des plages

Le bois de mer joue alors un rôle critique contre l’érosion des berges et stabilise le sol de la plage. Des plantes de bord de mer, ainsi protégées des aléas marins, peuvent s’y enraciner. Leurs racines retiennent à leur tour les sédiments sur place. C’est ainsi que la végétation se rapproche du rivage, protégée par une armure de bois. Ce bouclier se décompose ensuite grâce aux micro-organismes et insectes qui y élisent domicile. Et puis, le bois grouillant de vie nourrit les oiseaux.

Comment protéger cet allié de la lutte contre l’érosion

Il est préférable de laisser le bois de mer où il se trouve et d’amener son propre bois lorsqu’on allume un feu sur la plage. Le bois de mer finit trop souvent en feu de grève, empêchant leur destinée initiale de nourrir la biodiversité, de servir de protection pour les plantes et de conserver le sable ou les cailloux sur la plage. Passez le mot!

Comité ZIP Gaspésie