Les données récoltées à Carleton-sur-Mer révèlent que la consommation moyenne d’eau potable locale est élevée par rapport aux moyennes québécoise et canadienne. L’eau potable est une richesse collective. La protéger, c’est l’affaire de tous. Voici de bonnes habitudes à adopter dans cet esprit :

  • Fermer le robinet lorsqu’on se savonne les mains, qu’on se brosse les dents ou qu’on se rase;
  • Prendre une douche le temps d’une chanson;
  • Installer des produits économiseurs d’eau potable et des bacs récupérateurs d’eau de pluie;
  • Arroser le potager le soir;
  • Réparer les fuites;
  • Couvrir la piscine;
  • Installer des toilettes à faible débit;
  • Demander une investigation à la municipalité en cas de bruit suspect dans une conduite d’eau. Un bruit constant et inhabituel dans la conduite d’eau, quand il n’y a pas de consommation en cours dans la maison, peut indiquer un bris.

Fermez l’eau, sauvez gros!

La douche est la plus grande source de consommation d’eau chaude de votre résidence. Économiser l’eau sous la douche vous permet de réduire votre facture d’électricité. Voici de bonnes habitudes à cultiver :

  • Prenez une douche plutôt qu’un bain. Prendre une douche de 5 minutes vous permet d’économiser en moyenne 200 litres d’eau potable par semaine;
  • Remplacez votre pomme de douche standard par une pomme de douche certifiée WaterSense. Ceci vous permet de réduire du quart la consommation d’eau sous la douche;
  • Procurez-vous une trousse d’économie d’eau gratuite en passant à l’accueil de l’hôtel de ville;
  • Réservez un bac récupérateur d’eau de pluie, en téléphonant au 418 364-7073 p. 221, au coût de 40 $, livraison incluse.

Faites le test pour calculer votre consommation d’eau potable : https://monempreintebleue.ca/.

Quelques chiffres qui parlent gros

Quoi de plus commun qu’une plage recouverte de bois de mer en Gaspésie? Les branches et les troncs tombés par de forts vents, par le travail d’un castor, par une coupe forestière ou par une inondation voyagent de la forêt à la plage par les cours d’eau. Ce parcours accidenté peut durer quelques semaines, des mois, voire des années. Le bois se trouve lessivé et blanchi par son passage de l’eau douce à l’eau salée, puis dérive jusqu’à nos plages.

En se déposant dans le sable et les cailloux, à la limite des marées les plus hautes, ces débris forestiers captent les sédiments et le sable qui, autrement, s’échapperaient vers la mer avec les courants et le vent.

L’armure de protection des plages

Le bois de mer joue alors un rôle critique contre l’érosion des berges et stabilise le sol de la plage. Des plantes de bord de mer, ainsi protégées des aléas marins, peuvent s’y enraciner. Leurs racines retiennent à leur tour les sédiments sur place. C’est ainsi que la végétation se rapproche du rivage, protégée par une armure de bois. Ce bouclier se décompose ensuite grâce aux micro-organismes et insectes qui y élisent domicile. Et puis, le bois grouillant de vie nourrit les oiseaux.

Comment protéger cet allié de la lutte contre l’érosion

Il est préférable de laisser le bois de mer où il se trouve et d’amener son propre bois lorsqu’on allume un feu sur la plage. Le bois de mer finit trop souvent en feu de grève, empêchant leur destinée initiale de nourrir la biodiversité, de servir de protection pour les plantes et de conserver le sable ou les cailloux sur la plage. Passez le mot!

Comité ZIP Gaspésie