Le conseil municipal de Carleton-sur-Mer a adopté, le 9 février dernier, une résolution appuyant les demandes de l’Union des municipalités du Québec (UMQ) concernant l’abolition du Programme de l’expérience québécoise (PEQ) et les restrictions imposées au Programme des travailleurs étrangers temporaires (PTET). Pour la Ville, cette prise de position est avant tout une question d’équité, de cohérence et d’humanité. Le Québec se construit avec celles et ceux qui y travaillent, y vivent et y contribuent, jour après jour. Les politiques d’immigration devraient refléter cette réalité.

Carleton-sur-Mer et l’UMQ estiment que les mesures annoncées dans le Programme de sélection des travailleurs qualifiés (PSTQ) ne suffisent pas à corriger les effets de l’abolition du PEQ.

Demandes adressées

Au gouvernement du Québec :

  • La mise en place d’une clause de droits acquis pour les orphelins du PEQ.

Au gouvernement du Canada :

  • La mise en place d’une clause de droits acquis pour les travailleuses et travailleurs du PTET déjà au pays.
  • Des mesures transitoires claires et flexibles permettant aux entreprises de conserver les travailleuses et travailleurs étrangers déjà en poste et d’en recruter lorsque les besoins sont critiques.
  • Le rétablissement du processus de traitement simplifié.
  • Des solutions réellement adaptées aux besoins des PME québécoises.

Carleton-sur-Mer analyse régulièrement la qualité de son eau potable. Pour ce faire, la Ville reçoit des trousses d’échantillonnage du ministère de l’Environnement, de la Lutte contre les changements climatiques, de la Faune et des Parcs. Une fois les échantillons prélevés, ils sont envoyés à l’analyse en laboratoire, selon la procédure du Ministère. Plus de 120 analyses de différents types sont réalisées chaque année.
Cette procédure précise un délai entre le prélèvement de l’échantillon et son analyse. Le laboratoire se trouvant à l’extérieur de la région, le délai de transport constitue un enjeu. En effet, le processus doit être recommencé si l’échantillon est périmé au moment où le laboratoire est prêt à l’analyser.
Parmi les tests à effectuer, celui des trihalométhanes (THM) revient tous les trois mois. Il est arrivé à deux reprises, en 2022 et en 2023, que la Ville doive recommencer le processus de prélèvement et que le deuxième envoi pour un même trimestre soit analysé au trimestre suivant. Ayant constaté ce décalage durant deux années consécutives, le Ministère a facturé une pénalité à la Ville, malgré le fait que la concentration de trihalométhanes soit bien en deçà des normes.
Depuis, l’équipe des travaux publics prélève les échantillons en début de trimestre, ce qui laisse une marge de manœuvre pour recommencer un prélèvement, le cas échéant.