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Ces derniers souffles | Mathilde Forest

10 décembre à 10 h 00 - 16 h 00

- Gratuit

Exposition | Du 6 novembre au 12 décembre 2026
*Vernissage | 6 novembre à 17 h en présence des artistes

Mardi au samedi de 10 h à 16 h.
Entrée libre et gratuite | 418 364-3123 | vasteetvague.ca

Les douze derniers mois ont été pour Mathilde Forest l’expérience d’une double dissolution : celle de la fin de vie de sa mère et celle des récifs coralliens. À la fois fille et artiste, elle a veillé et accompagné ces disparitions tout en développant un corpus d’œuvres fondé sur l’observation parallèle du corps maternel et des coraux en déclin.

À la croisée de l’intime et de la science, ce projet tisse un dialogue entre la fin de la vie humaine et la lente dégradation des écosystèmes marins. Attentive aux correspondances entre la maladie dégénérative de sa mère et l’altération du vivant marin, le travail de Mathilde Forest prend la forme d’une veille : un geste d’écoute, de soin et de présence face à la disparition. Durant cette période, elle a tenu un journal de veille dans lequel elle tentait de saisir comment le dernier souffle se matérialise — chez l’humain comme dans les écosystèmes.

Ces derniers souffles se déploie à travers des captations sonores et vidéo ainsi que des diapositives artisanales. Ces fragments composent un environnement sensible où s’entrelacent mémoire, observation et traces de transformation à travers deux volets. Le premier, plus intime, s’ancre dans l’accompagnement de sa mère, atteinte d’une maladie incurable et ayant choisi son départ un an à l’avance. Mathilde Forest passait dix jours par saison à ses côtés dans une maison au bord de la mer, sur la rue des Tournepierres — entre le Barachois et la Baie de la Pointe-Verte. L’eau y façonnait le rythme des jours et des marées, imposant une respiration lente partagée entre le corps, la maladie et la mer. Le second volet est celui issu de ses voyages photographiques sous-marins documentant la disparition des récifs.

Prévu avant l’annonce du départ de sa mère, ce travail s’est progressivement confondu avec l’expérience de veille. Les collectes sonores et visuelles l’ont menée vers les grandes barrières de corail, où la dissolution du vivant faisait écho à celle qui se jouait près d’elle. Les images révèlent différents états de dégénérescence, où la mort imminente devient une présence centrale.

 

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Organisateur

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