1939 : Une cérémonie des Quarante-Heures est célébrée à l’église Saint-Joseph
Saviez-vous que les célébrations religieuses culminant avec la Fête de Noël le 25 décembre s’étalaient, à une certaine époque, sur plusieurs semaines? Dès la fin novembre s’amorçait l’avent, une période de quatre semaines où l’Église catholique invitait les fidèles à se préparer à la naissance du Christ. L’avent était souligné par des cérémonies lors des quatre dimanches menant jusqu’à Noël.
À l’automne 1939, à l’église Saint-Joseph, le curé Plourde a fait précéder l’avent par les Quarante-Heures, dès le 21 novembre. Cette dévotion continue, apparue au sein de l’Église catholique dès 1592 à l’initiative du pape Clément VIII, était un exercice de prière sans interruption, jour et nuit, alors que les fidèles vouaient une adoration au Saint-Sacrement au cœur de l’église.
Selon Le Soleil du mardi 5 décembre 1939, la messe d’ouverture des Quarante-Heures a été célébrée par l’abbé Louis-Philippe Rioux, curé de Saint-Omer; assisté des abbés François Caissy, curé de Saint-Jean-de-Brébeuf et Bernardin Day, vicaire de Carleton. Les heures d’adoration ont été prêchées par le père Placide, capucin de Ristigouche. Au terme des Quarante-Heures, l’abbé Albert St-Laurent, curé de Saint-Louis, célébra la messe finale avec l’abbé Caissy, l’abbé Day et l’abbé Joseph-Clément-Grégoire Plourde, curé de Carleton.
Au cours des deux messes, quelque 2000 communions auraient été distribuées auprès des fidèles ayant participé à cette cérémonie. Ce chiffre traduit l’importance de ces Quarante-Heures auprès des catholiques de Carleton et des paroisses environnantes.
Paul Lemieux, historien
Écomusée Tracadièche
Une cérémonie des Quarante-Heures a été célébrée à l’église Saint-Joseph de Carleton en 1939, alors qu’elle contenait encore le maître-autel Baillargé, la chaire à prêcher et des étages sur les bas-côtés. Photo : Écomusée Tracadièche.


