1954 : implantation des services sociaux en Gaspésie
Saviez-vous que l’implantation des services sociaux en Gaspésie est l’œuvre d’un Carletonnais? C’est en 1954 que l’abbé Claude Allard, né à Carleton en 1923, répond à l’invitation de Mgr Albini Leblanc, évêque du diocèse, afin de mettre en place un service social diocésain, selon l’appellation de l’époque. Ordonné prêtre en 1951, le jeune abbé, fils d’Edmond Allard et de Marie-Louise Bujold, est alors enseignant au Séminaire de Gaspé.
Nommé directeur du service, l’abbé Allard prend en charge un dossier prioritaire, soit les enfants nés hors mariage. À l’époque, les jeunes femmes célibataires enceintes allaient accoucher en ville, surtout à Montréal où se faisaient les adoptions. Les bébés gaspésiens étaient ainsi adoptés partout au Québec. L’ouverture d’une crèche au monastère des sœurs du Christ-Roy à Gaspé permettra aux bébés d’être adoptés dans la région. À cela s’ajoute la création d’un réseau de foyers nourriciers pour les enfants non adoptés ou retirés temporairement de leur famille à Grande-Vallée, Gaspé et Carleton.
L’abbé Allard occupe ses fonctions durant 10 ans à traiter des dossiers d’indigence, de délinquance, d’alcoolisme et de pauvreté. En février 1965, il quitte les services sociaux pour retourner aux études. Entre-temps, en 1962, avec Michel Lemoignan, il fonde la Société historique de la Gaspésie et lance, en 1963, la Revue d’histoire de la Gaspésie. Décédé en avril 2015, à l’âge de 91 ans, l’abbé Claude Allard repose au cimetière de Carleton-sur-Mer.
Paul Lemieux, historien
Écomusée Tracadièche
L’abbé Claude Allard photographié devant la baie de Gaspé.
Photo : Archives Claude-Allard


